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Phobies : l’EMDR, une méthode rapide pour traiter les phobies

Pour soigner définitivement une phobie, on utilise l’EMDR (Eyes Movement Desensibilization and Reprocessing) qui peut être traduit par la Désensibilisation et de Retraitement de l’information par le Mouvement des yeux (ou IMO : Intégration par les Mouvements Oculaires).

La méthode consiste à faire bouger les yeux en focalisant sur une cible (par exemple une image ou un souvenir) ce qui permet au cerveau d’aller chercher l’information originelle de la peur et de la « digérer » mécaniquement et définitivement.

Un traitement de la phobie par l’EMDR dure combien de temps ?

Un traitement de la phobie en EMDR est très rapide : 3 à 10 séances suffisent, quelque soit la problématique et l’origine de la peur. Les séances sont généralement rapprochées dans le temps. Le thérapeute travaille avec le patient sur les composantes émotionnelles, comportementales et cognitives (les pensées négatives) pour retraiter toute l’information « problématique » une fois pour toute. Une phobie soignée ne revient jamais !

Le thérapeute échange avec le patient autour de la phobie et évoque avec lui les impacts sur sa vie. Par exemple : “Je ne peux pas prendre l’avion donc je ne pars jamais en voyage” ou encore “Je monte 7 étages à pieds au quotidien car je ne veux pas prendre l’ascenseur”. Certaines phobies sont si handicapantes qu’elles réduisent considérablement la liberté d’action des personnes…

La technique est simple à mettre en œuvre et elle nécessite un lien thérapeutique fort entre le patient et le soignant. La qualité du lien va déterminer le succès du traitement.

L’EMDR guérit entièrement et de façon définitive. C’est un nouveau processus qui se structure dans le cerveau, comme une nouvelle habitude, plus respectueuse de votre équilibre, de votre liberté et de votre évolution.

Comment se pratique l’EMDR en cabinet et en téléconsultation ?

La première séance, le patient échange avec le thérapeute sur la survenance de la phobie : dans quelles conditions se manifeste-t-elle et quels sont ses impacts ? Quelles sont les émotions qui y sont associées et qu’est-ce que cela produit à ce moment-là ? Les comportements suscités par les émotions sont aussi explorés pour comprendre la dimension extrême de la situation. Enfin les cognitions (les pensées qui soutiennent ce comportement limitant) sont évoquées. On détermine aussi la qualité de l’objectif : que doit-il se passer désormais dans la situation qui posait problème avant le traitement ?

Toute la première séance est nécessaire à l’exploration de ces dimensions : les émotions, les comportements, les pensées négatives. À la fin de la première séance, le thérapeute vous indique combien de séances seront nécessaires à votre traitement et quelles méthodes associées il peut utiliser (l’hypnose thérapeutique par exemple est un très bon moyen de renforcer et d’accélérer le traitement).

Les séances suivantes, qu’elles soient en cabinet ou en téléconsultation, le thérapeute va accompagner le patient à fixer une cible et à bouger les yeux de façon linéaire, de gauche à droite afin de traiter l’information mécaniquement dans le cerveau.

En face à face ou en visio, le thérapeute accompagne et soutient le patient qui avance peu à peu vers la libération de sa phobie.

Durant la restructuration, il n’est pas rare de ressentir des sensations ou émotions inconfortables, c’est tout à fait normal puisque vous êtes en train de les traiter !

L’expression de la phobie nécessite que le cerveau retraite toute la chaine des informations pour en retrouver l’origine : la première situation qui a fait peur et qui a donc installé dans le cerveau l’équation : « dans cette situation = j’ai peur ».

Cependant à la fin de chaque séance vous ressortez détendu et léger. De séance en séance vous vous sentez plus serein lors de l’évocation de la phobie dans un premier temps puis vous expérimentez dans sa vie la situation qui posait problème.

A la fin du traitement, vous n’avez plus peur de la situation, vous êtes libéré de l’émotion gênante et vous savez parfaitement agir de façon adéquate tout en restant parfaitement calme, en réalité, vous agissez « comme les autres » devant l’objet de votre ancienne peur. Les pensées sont plus confortables et vous savez parfaitement traverser la situation sans qu’elle provoque trop d’inconfort, mieux, la situation passe inaperçue. Bref, la situation n’est plus un problème pour vous !

Le traitement en téléconsultation est-il efficace ?

Oui tout à fait ! Une thérapeute bien formé peut tout à fait vous accompagner dans la libération de votre phobie en visio. La technique est la même, il s’assurera de vous former avant tout à quelques outils très rapides pour installer le calme et la sécurité intérieure dont vous aurez besoin lors du traitement. Comme dans toute téléconsultation, il faut s’assurer d’avoir une bonne connexion internet pour que les séances se déroulent le plus confortablement possible. Soyez aussi vigilant lors du choix de votre thérapeute, il doit être formé, particulièrement à des techniques de thérapies brèves : hypnothérapie, EFT, PNL, sophrologie… car ces thérapies offrent des techniques très efficaces qui permettent de se réinstaller la sérénité rapidement et de renverser l’équilibre émotionnel pour un mieux-être.

En quoi est-il essentiel de traiter ses phobies ?

La difficulté avec une phobie non traitée c’est qu’elle s’étend. On a au départ peur de la voiture puis on peut avoir peur du bus, puis de tous les transports, puis de tous de qui est en mouvement… jusqu’à rester enfermé chez soi. La peur se renforce et se transforme en anxiété permanente, en crises d’angoisse et le cerveau se contraint alors de vous sauvegarder et d’éviter alors toutes les situations qui, de près ou de loin, amèneraient un inconfort. De fait, votre vie peut devenir invivable !

On voit bien ici à quelle point une phobie peut empêcher une personne de vivre normalement et à quel point elle est inconfortable.

La peur ressentie dans une situation inconfortable est nécessaire puisqu’elle préserve originellement l’homme des dangers de la vie, mais dans le cas d’une phobie, elle provoque la paralysie ou d’autres comportements non aidants dans la situation. En EMDR, on retraite la façon dont le cerveau vit la peur afin que chaque situation puisse être traversée avec un degré suffisant de confiance et de sécurité pour que le patient puisse agir sereinement et retrouver enfin sa liberté !




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